Il y aura sans doute bien des commentateurs, bien des citoyens, biberonnés que nous sommes toutes & tous à l’idée que les institutions démocratiques — pardon, « les politiciens » — coûtent trop cher, pour se réjouir de la suppression du #Sénat.
Ce n’est pas mon cas. Pas du tout !
Parce que, dans une époque en proie à tous les emportements, où l’on ne cesse, un peu partout, d’observer de grandes formations politiques se faire caporaliser en peu de temps par quelque petit chef aux idées courtes, où l’on voit le corps politico-éditocratique se précipiter avec tant de facilité dans telle ou telle surenchère langagière puis, rapidement, législative, le bicaméralisme, qui impose de prendre un minimum de recul, qui donne lieu à une relecture des textes de loi par une instance tierce, qui donne le temps à la société civile d’organiser un contre-discours sur tel ou tel projet de loi, est tout sauf un luxe.
C’est encore plus évident en Belgique, où la tension permanente entre les entités fédérées — régions et communautés — pourrait être sensiblement dégonflée par un travail de dialogue, de co-construction, dont le Sénat aurait pu — aurait dû — être le lieu.
Mais non, la majorité Arizona a tranché : en route vers encore plus de simplismes et de confrontation stérile entre les composantes de ce pays !
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